Il ne s’agit
plus de trouver de nouveau concept technique
mais plutôt de nouveaux modèles
économiques et des modèles
de gestion d’entreprise autour du
e-business.
Le e-commerce
Il s’agit là d’un des
premiers concepts du e-business. Souvent
assimiler à la même chose,
le e-commerce consiste à vendre
un produit ou un service à travers
un catalogue électronique. Ces
derniers se présentent tout comme
des catalogues papiers de vente à
distance (rubriques, sous rubriques, images,
descriptifs techniques…) mais sous
forme de pages Internet.
Le catalogue électronique est un
sujet emblématique. Il constitue
l'un des chantiers les plus importants
de cette nouvelle décennie. Les
précurseurs du e-commerce ont été
les spécialistes de la vente à
distance avec paiement en ligne ou non.
L’une des clé de leur réussite
a été d’avoir un réseau
de distributeur et logistique déjà
en place. Même si certains d’entre
eux, n’ont toujours pas atteint
le seuil de rentabilité, la part
du chiffre d’affaire indirectement
liée au catalogue en ligne est
de plus en plus importante.
Aujourd’hui, bien plus que les spécialistes
de la vente à distance réussissent
dans la vente par Internet. En effet,
des produits et des services émergent
dans toutes les industries. Chaque produit
et service compte plusieurs dizaines d'informations,
avec une fréquence de rotation
de plus en plus importante. C’est
pourquoi, le catalogue électronique
s’impose comme un support incontournable
dans une démarche commerciale active.
Nous entendons souvent parler de catalogue
électronique B to C et B to B,
mais qu’elle est leur différence
?
Un catalogue produit ou service Business
to Consumer s’adresse aux particuliers.
Les grandes caractéristiques de
ces catalogues demeure dans l’affichage
des prix, avec possibilité de réduction,
soldes, panier d’achat et systèmes
de paiement par carte bancaire ou chèques.
De plus en plus de ce type de site proposent
des suivis de commande, des systèmes
fidélisations sous forme de cadeaux
ou cadeaux à partir d’un
certains montants. Dans tous les cas leur
réussite passe par un service après
vente efficace, des outils et techniques
de fidélisation adéquate
aux produits ou service mis en ligne.
Le catalogue électronique Business
to Business est destiné au milieu
professionnel uniquement. Ce type de catalogue
électronique nécessite bien
souvent, un accès sécurisé
pour chaque acheteur car la politique
tarifaire n’est pas toujours la
même selon le profil client. Ce
catalogue permet aussi de mettre en place
un réseau de distributeur et de
gérer toutes les commandes par
voie électronique. Ce système
permet de supprimer des anciennes méthodes
de travail avec fax, ou courrier. Le gain
de temps est énorme et le suivi
par distributeur est plus efficace.
Pour se faire des architectures logicielles
se sont démocratisées. Du
catalogue hébergé dans l’entreprise
aux places de marché en passant
par les outils disponibles en mode ASP
(Application Service Provider), différentes
solutions sont nées pour répondre
aux besoins spécifiques et précis
des entreprises.
Il n’est pas rare de voir des catalogues
électroniques s’adressant
à la fois à des professionnels
et à des particuliers. Il va de
soit que les politiques tarifaires sont
différentes, tout comme les services
associés.
Le stockage et la classification des informations
relatives aux articles constituent le
cœur des projets de catalogue. Les
standards en cours de maturation faciliteront,
à terme, l’automatisation
des échanges B to B. Le plus important
à travers ces solutions de catalogue
produit, est ce que l’on appelle
le « back office » ou «
tableau de bord ». Il s’agit
de l’interface de gestion du site.
Il va permettre de gérer son catalogue
produit, et surtout il détermine
son adaptation aux projets de l’entreprise.
D’où l’importance d’identifier
les solutions logicielles et les architectures
efficaces, conviviales et stables dans
une multitude d’offres fleurissantes.

Le e-achat
La mise en place des projets d’e-procurement
et d’e-achat ne se fait pas sans
impact organisationnel, humain et technique
au sein de l’entreprise. Le grand
chantier de ces dernières années,
c’est une réorganisation,
une restructuration des directions achats.
L’objectif est de rationaliser les
achats par différents mécanismes
: sourcing, globalisation de la vision
des achats de production et hors production,
outillage de la fonction achats avec des
outils décisionnels et transactionnels.
Il semble que 3 composantes soient essentielles
dans ces changements :
- les hommes,
- le management,
- les outils.
Il s’agit
donc de redéfinir les rôles
et les responsabilités du directeur
d’achat, tandis que certains profils
disparaissent et que de nouveaux sont créés.
Avantages
de la dématérialisation
Les premières constatations montre
que la dématérialisation des
procédures d’appels d’offres
publics simplifie les circuits administratifs.
Elle présente aussi des avantages
pour les soumissionnaires. En effet, après
avoir rédigé une offre sur
leur ordinateur, ils n’ont plus besoin
d’imprimer le dossier pour le signer
et le poster ; il leur suffit de se connecter
à un site sécurisé
et d’y déposer leur offre,
aussi simplement que s’ils envoyaient
un mail et de signer leur document avec
un système de signature électronique.
...contraintes
de la dématérialisation
Toutefois les achats publics imposent de
fortes contraintes juridiques et un formalisme
lié au CMP (code marchés publics).
Les appels d’offre publics interdisent
toute relation entre donneur d’ordre
et fournisseur potentiel. La neutralité
totale est de règle.
Dans le secteur public, une proposition
doit être remise sous la forme de
deux enveloppes regroupant respectivement
les aspects technique et commercial. La
réplication de cela en électronique
amène un niveau de complication phénoménale.
Les aspects de confidentialité, authentification,
autorisation prescrits par le Code des Marchés
Publics imposent la signature électronique.
De ce fait, les soumissionnaires devront
ainsi posséder une signature électronique
mais surtout un outil de signature électronique.
La
convergence des données achats, dernière
étape avant déploiement
Les projets d’e-procurement sont aujourd’hui
assez nombreux à avoir passé
avec succès le stade pilote. Il s’agit
ensuite de les déployer, d’abord
sur deux ou trois sites, ensuite sur la
totalité de l’entreprise. Dès
lors que plusieurs sites ou pays entrent
en jeu, des problèmes d’hétérogénéité
commencent à se poser. Chacun a bien
souvent son propre progiciel, et surtout
chacun a sa propre codification des articles,
unités de mesure, fournisseurs...
En outre, il est nécessaire de pouvoir
centraliser les données pour mettre
en place un système de pilotage achats,
gérer les référentiels
produits et fournisseurs, gérer les
contrats et mesurer la performance.

Des
données incompatibles et hétérogènes
La convergence des données concerne
non seulement le catalogue (c’est-à-dire
les données provenant du fournisseur)
mais aussi la totalité des données
échangées entre fournisseurs
et le logiciel intégré de
l’entreprise. En effet, il faut que
les données achats soient accessibles
par les systèmes de gestion, notamment
comptables et financiers, et aussi ce qui
est beaucoup plus critique de maintenance.
Des
standards et des solutions
Des travaux de standardisation sont en cours
pour uniformiser la codification des produits
et harmoniser les messages pour les échanges
électroniques professionnels dans
différents secteurs (EDI Working
Group, ebXML, EAN.UCC...). Ces applications
sont en voies de développement, pour
l’instant seul quelques éditeurs
proposent des solutions pour gérer,
synchroniser, centraliser ou faire converger
les données produits et fournisseurs.
Organiser
la convergence des données
Le processus consiste à
rendre la donnée à la fois
unique, compréhensible et inter opérable
par la plupart des systèmes (compatibilité).
Le problème se situe à deux
niveaux :
- technique/contenant : il faut créer
des passerelles de type EAI (Enterprise
Application Integration) afin de simplifier
l’opération;
- sémantique/contenu : l’information
doit être compréhensible.
La solution
EAI est plus légère à
mettre en oeuvre, mais finalement plus complexe
à utiliser, tandis que la convergence
des données s’impose généralement
lorsqu’il y a plusieurs PGI (progiciel
de gestion intégré) différents. |